KORNGORLD Erich Wolfgang - Période Moderne -

Les compositeurs, les oeuvres...

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morgane
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KORNGORLD Erich Wolfgang - Période Moderne -

Message non lu par morgane » dim. 22 avr. 2018 14:35

KORNGOLD Erich Wolfgang né le 29 mai 1897 à Brno en Autriche
Mort le 29 novembre 1957 à Hollywood aux États Unis

Erich Wolfgang est un pianiste, chef d’orchestre et compositeur d’origine autrichienne et naturalisé américain.

Son père est pianiste amateur, critique musical et docteur en droit. Homme ambitieux, il prénomme son fils Wolfgang. Et a l’image de Mozart il s’avère que c’est un surdoué. Il est capable à 5 ans de se produire en concert au piano à 4 mains.
1905, il écrit déjà des valses. Gustav Mahler en sera totalement subjugué et l’adressera à Alexander von Zemlinsky.

Il a 12 ans, et achève la composition d’un trio pour piano et d’un ballet « le bonhomme de neige » qui sera donné en représentation a l’opéra de Vienne en 1910. C’est un triomphe et le compositeur n’a que 13 ans.
Son succès va grandissant et au bout d’un an et demi l’élève a dépassé le professeur. Il prendra alors quelques cours avec l’enseignant Hermann Grädener.
A 16 ans il écrit 2 opéras.

Puis lors de la première guerre mondiale il est mobilisé dans un régiment à Vienne. Il va composer à cette époque plusieurs marches militaires.
En 1920 il accède à la gloire internationale, avec son opéra « la ville morte », donné dans plus de 80 théâtres lyriques à travers le monde et en 1922 il est à l’apogée de sa carrière.

Malgré un avis plus que défavorable de ses père et mère, Korngold épouse Lizi von Sonnenthal en 1924. Ils auront 2 fils.

1925, en pleine gloire il compose un opéra qu’il dédie à son épouse « Das Wunder der Heliane ». Pour lui c’est l’œuvre la plus importante qu’il ait composé jusque la, mais si le succès est au rendez vous à Vienne en 1927, il n’en est pas de même par la suite. Les manigances de son père et les manœuvres politiques ont raison de son succès. Korngold, profondément touché, cesse de composer des opéras au profit de la musique de chambre.

1929, il commence à travailler de concert avec un metteur en scène, Max Reinhardt. Celui-ci qui s’est établi aux États Unis depuis 1933 fait de nouveau appel à Korngold qui se rend donc à Hollywood régulièrement. 1934, le régime nazi mettant en place sa politique antisémite, Korngold est obligé de fuir son pays et il s’installe définitivement aux États-Unis avec sa famille.

Il va désormais composer pour le cinéma, sous contrat avec la Warner Bros. Il compose la musique de 18 films en l’espace de 12 ans. Il aura l’honneur d’être nommé aux oscars. Dans le même temps il dirige des opérettes données à New York.
En 1943 il prend la nationalité américaine.

Après la guerre il fait des retours fréquents en Europe.
En 1947 il s’apprête à quitter l’industrie cinématographique pour effectuer un retour à Vienne avec plusieurs œuvres symphoniques quand il est sérieusement touché par une crise cardiaque. Sa convalescence est longue, et lui permet de composer « la sérénade pour cordes, opus 39 », pensant la présenter en Europe.

Son retour ne peut s’effectuer qu’en 1949. Mais hélas pour lui, tout a changé, les goûts, la société. Il est tombé dans l’oubli. On ne connait plus de lui que la musique pour le cinéma.

Il rentre donc en 1955 aux États-Unis et y meurt en 1957 d’une embolie cérébrale à l’âge de 60 ans.

Depuis sa mort, son fils s’attache sans relâche à préserver l’œuvre de son père.

Quelques unes de ses œuvres :

- 1908 : Trio avec pian en ré majeur, opus 1
- 1920 : la ville morte, opéra
- 1937 : concerto pour violon en ré majeur, opus 35
- 1938 : les aventures de Robin des Bois, musique de film
- 1940 : l’Aigle des mers, musique de film


Citations :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Erich_Wol ... ind_%C2%BB
Richard Strauss écrivait ceci :

« le premier sentiment qui vous envahit est la peur et la crainte qu'un génie si précoce ne puisse se développer d'une manière aussi normale qu'on le souhaiterait sincèrement pour lui. Cette sûreté du style, cette maîtrise de la forme, cette individualité de l'expression (particulièrement dans sa sonate), ces harmonies – tout cela a de quoi nous étonner. »
Si Jean Sibelius a dit qu'il était « un jeune aigle », Puccini quant à lui déclare : « Il a tellement de talent qu'il pourrait facilement nous en donner la moitié – et il lui en resterait encore assez ! »
Zemlinsky, envoie à l'enfant une carte postale : « Cher Erich, j'apprends que vous travaillez avec Grädener. Fait-il des progrès ? – A. von Z. »





pour les amoureux du violon : Violin Concerto in D - Part 1/3

Cliquez pour voir la vidéo



Bonne ecoute et bon dimanche a vous :)

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